Canoë à Maillezais

28/3/2025

Balade canoë. Mercredi 16 mars 2025

Nous sommes 4 dans 2 bateaux à la cale face à l'abbaye à contre-jour.

20°, un gentil vent de sud est et le soleil, génial !

Nous partons vers la cale du port des halles.

La végétaion démarre, les bougeons éclosent, les chatons de saules sont épanouis. Ceux des saules fragiles sont petits vert moyen, ceux des saules marsault sont plus ronds et soyeux avec leurs étamines jaunes, tombés, ils flottent et forment de doux tapis.

Nous faisons demi-tour à la cale désormais à moitié abandonnée !

À sa balise, nous embouquons le fossé du rocher, Une conche assez étroite bordée de multiples frênes têtards. La perspective est un chapeau pointu continu de vieilles « cosses ».

Nous avançons dans la quiétude du marais. Le silence est écorné par le plongeon d'un ragondin à notre approche.

Nous passons le pont sous la route puis traversons la Jeune Autize, large canal de dérivation créé par les moines pour désservir l'abbaye si célébre.

Le soleil vif nous éblouit à travers les branches dépouillées.

Ce marais vendéen a encore de belles pariries qui attendent les troupeaux mais la terre, très argileuse, est trop humide pour accueillir leurs pattes trop lourdes !

Sur le fossé du marais blanc, nous navigons presque toujours avec le soleil de côté, ce qui est très agréble !

Quelques canards et hérons peuplent ce coin tranquille.

Mais nous rencontrons plusieurs ragondins qui l'animent.

Un gros sur la berge fait la course avec nous, nous gagnons !

Plus loin un autre, sur la berge, immobile, pense qu'on ne le voit pas ! Plusieurs autres traversent le fossé et plongent.

Nous surprenons un petit, ahuri, tout ébouriffé au poil clair qui fini par plonger !

Une cale abreuvoir accueille nos bateaux pour la pause et le changement de bateaux.

Nous y passons un long moment à bavarder et observer l'horizon plus lointain car nous sommes debouts sur terre ! Nous devinons le haut de l'abbaye à travers les houppiers sans feuilles.

Nous allons voir de près un cœur noir sur un vieux têtard.

C'est un gros trou en forme de cœur renversé de 40 cm qui contient encore de l'eau et des choses bizarres : un dendrotelme, très rare de cette taille chez nous !

Sous l'équateur, ils abritent des dendrobates, grenouilles colorées toxiques.

Nous navigons tranquillement quand un gros peuplier cassé nous barre la route !

Nous débarquons et trouvons avec difficultés un passage pour réembarquer.

La berge en argile est très collante et glissante quand elle est humide !

Nous écourtons notre parcours et filons le long de l'abbaye et ses belles vieilles pierres sous le soleil.

À la cale de l'abbaye nous faisons demi-tour et revenons à notre départ.

Le temps a été parfait, le paysage varié avec des surprises bonnes et ennuyeuses mais franchies !

Vivement la prochaine balade !

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